04.07.2009
La bataille contre le traité de Lisbonne n'est pas terminé
Qu'est ce que le traité de Lisbonne ?
Un édit consacrant la disparation progressive du cadre étatique de l'identité national.
Un acte de décès, concrétisant la mort de la souveraineté de la France ainsi que de notre démocratie qui en est indissociable.
Un décret livrant notre armée et de fait l'indépendance de la nation à la tutelle du grand large et à ceux qui se battent aveuglément sous sa bannière étoilé.
Une résolution martelant en dépit de l'état actuel du monde, que le libre échangisme dérégulé, la mondialisation anglo-saxone, l'impuissance total de l'état sur l'économie, en bref le libéralisme, demeure la seul politique possible et imaginable pour l'Europe.
Une convention prévoyant «l'élection d'un président de L'Europe», concept qui n'est qu'une vue de l'esprit marqué par le sceau funeste de la sottise et de l'évanescence pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de peuple européen donc pas de démocratie européenne.
Le traité de Lisbonne interdit toute forme de protectionnisme, le traité de Lisbonne délègue un peu plus de notre souveraineté à une institution technocratique, le traité de Lisbonne institutionnalise les théories économique et politique anglaises, en résumé le traité de Lisbonne entérine la réédition de la France et la fin de la politique de grandeur.
Mais le plus grave, le plus scandaleux, c'est que ce débat a déjà été tranché grâce au référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005. Et voilà que nos chers élites outrés de s'apercevoir qu'il existe encore une démocratie, font voter ce texte qui est le même que celui que nous avons refusé par un parlement pressé d'en finir avec la démocratie.
Cependant l'espoir demeure. La résistance perdure dans certains pays d'Europe. Une fois n'est pas coutume, notre salue pourrait venir d'Angleterre où la situation politique est pour le moins instable. Monsieur Brown premier ministre, extrêmement impopulaire, confronté au scandale des notes de frais, affaibli par la crise du modèle Anglais et déstabilisé par la fronde de sa majorité pourrait ne pas passer l'hiver. Pour tout dire il est en sursis. Or l'homme politique qui a toute les chances de lui succéder si des élections anticipés ont lieu, le très populaire leader des Tories David Cameron a promis qu'il ne signerait pas le traité de Lisbonne. Il ne reste donc qu'à espérer que le président Tchèque et le président Polonais maintiendront leur refus de ratifier le traité de Lisbonne jusqu'à la chute du gouvernement travailliste. D'autre part les dirigeants européens ont décidé de faire revoter l'Irlande, confirmant ainsi le mépris phénoménale de nos dirigeants. La victoire du oui en Irlande est moins acquise qu'on ne le dit dans nos médias, une fois de plus le peuple irlandais aura entre ses mains l'avenir de 400 millions d'européens.
Cette probable défaite du traité de Lisbonne serait un message fort envoyé aux patriotes. Ce serait pour tout dire l'occasion historique de réunir tout les Français de bonnes fois qui pensent qu'il doit perdurer un état, une autorité de l'état, une «res publica» et qui ne veulent pas voir la France disparaître.
Cette union des patriotes qui surgira de la défaite des antinationaux devra prouver que l'Europe n'est ni une fatalité, ni un avenir et ni une réalité. Elle devra prouver que la France n'a nullement besoin d'Europe pour exister, elle doit juste affirmer avec force sa puissance, son indépendance et sa grandeur. Elle devra prouver que notre vieux pays celtique est et restera insoumis du fait de ce qu'elle est.
Aujourd'hui il n'y a pas de raison de céder au désespoir. Derrière chaque réalité il y a une vérité qui est de toute façon triomphante un jour ou l'autre. Si nous épousons le combat pour la France alors nous ferons ressurgir cette vérité et verrons la France rimer de nouveau avec espérance.
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