02.11.2009

Identité national 1/3 : Les origines de la crise identitaire

Alors que notre pays se fracture en silence, alors que notre nation est chaque jour violement mise à mal, alors que les piliers qui faisaient jadis la force de notre état s'effondrent les uns après les autres, il était plus que temps d'ouvrir ce grand et salutaire débat sur le sujet central de notre siècle, la mère de toute nos batailles, la première de nos querelles, notre belle nation, la France.

L'alliance funeste de l'idéologie pseudo humaniste et de l'économie de marché la plus rude est parvenue aujourd'hui à établir un monde uniformisé, dangereux, absurde et sans saveur. L'idéologie tentait de faire de la nation une entité marqué par le fascisme, le replis sur soi et la xenophobie qui devait le plus vite possible disparaître. Le doux marché voulait profiter de cette nouvelle conformisation de la pensée pour abolir nos frontières et faire du monde un marché uniforme et sans barrières.

Cette idéologie s'est exprimée sous différends aspects.

Mépris du peuple d'une part, ce peuple présenté comme  beauf, de sale, raciste dont quiconque tendrait à s'en réclamer serait un affreux poujadisme nostalgique du troisième reich.

D'autres parts, le concept de nation, de nationalité, de citoyenneté fut traîné dans la boue, salit, maudit par nos élites bien pensantes. La nation rappelait le nationalisme et le nationalisme rappelait l'horreur de la guerre , d'où l'urgence pour eux d'en finir avec ces entités nauséabondes pour livrer la france dans les fillets de la mondialisation et d'une "Europe fédéral" où nul volonté ne peut prendre vie.

D'autres parts l'abandon du modèle français d'assimilation au nom de la tolérance, de la lutte contre les discriminations et du droit à la différence... Erreur historique et lourde de conséquence sur laquelle il sera sans doute bien difficile de revenir. La république n'était plus une et indivisible mais un conglomérat d'identité et de communauté n'ayant aucune aspiration à vivre ensemble. Cet abandon du modèle français d'assimilation fut aggravé par une immigration massive et incontrôlé. Je suis un disciple de Jacques Bainville je crois que le droit du sol est une composante charnelle de l'identité Française. L'historien de l'action française commençait d'ailleurs son oeuvre ainsi : «le peuple français est un composé, c'est mieux qu'une race c'est une nation». A cette volonté de faire vivre des gens diverses ensemble dans l'unité, l'uniformité et l'idéal national devenu républicain, nous avons préféré un modèle d'intégration qui s'épuise à ravager la France. Nous n'avons pas fini de le regretter.

Enfin, dernière cause de notre crise identitaire (sans doute la cause majeur), la substitution de notre identité national à deux nouvelles ientités, regional et européene, deux identités qui dénués de sens. Au lieu d'unir un peuple autour d'une culture, d'une langue, d'un art de vivre, d'un modèle de société commun nous avons choisi de forcer des peuples à s'unir autour d'une lubie, la construction européenne. C'est à cet illusoire «peuple européen» que notre super classe économique a signifié la fin des nations souveraines et libres pour inventer une forme bien étrange de citoyenneté. Nos belles nations européennes, emprein de spiritualité et d'intemporalié ont été jeté entre le marteau et l'enclume, la région et L'Europe, la nouvelle macro-identité et de la vieille micro-identité.

Mais une question se pose alors d'elle même, pourquoi un tel carnage? Je pense que les raisons de ce massacre ne sont un mystère pour personne, elles sont économiques. L'abolition des frontières amènera l'avènement du doux marché. Le mal est déjà fait d'ailleurs. Il appartient désormais aux gens de bonne foie et de conviction de réagir, amré par l'energie du desespor.

 C'est à la suite du lancement de ce débat sur l'identité national, que j'ai décidé de me soumettre à cette exercice. Les questions identitaire me passionnent, elles sont je le pense central. Je poursuivrais mon analyse en donnant mon petit avis sur cette question charnelle et complexe  : «qu'est ce qu'être français». Je donnerais ma définition de l'identité national et je poursuivrais mon analyse sur les raisons de cette crise. Dans un autre article je tenterais de trouver des moyens de réaction à cette crise. Je compte sur vous pour alimenter ce débat.

Parallèlement je viens de lancer avec un ami ayant un coeur plutôt à gauche (ce qui est vous allez me dire la norme pour un être humain) un blog consacré à l'étude de l'histoire. J'écrirais probablement sur la fondation de la France au fil des siècles, ce qui complétera certainement mon analyse.

 

Mon nouveau Blog d'histoire : http://loccidentatraverslesages.hautetfort.com/

04.07.2009

La bataille contre le traité de Lisbonne n'est pas terminé

2008-07-27T072745Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-UNION-TRAITE-IRLANDE-20080727.jpgQu'est ce que le traité de Lisbonne ?
Un édit consacrant la disparation progressive du cadre étatique de l'identité national.
Un acte de décès, concrétisant la mort de la souveraineté de la France ainsi que de notre démocratie qui en est indissociable.
Un décret livrant notre armée et de fait l'indépendance de la nation à la tutelle du grand large et à ceux qui se battent aveuglément sous sa bannière étoilé.
Une résolution martelant en dépit de l'état actuel du monde, que le libre échangisme dérégulé, la mondialisation anglo-saxone, l'impuissance total de l'état sur l'économie, en bref le libéralisme, demeure la seul politique possible et imaginable pour l'Europe.
Une convention prévoyant «l'élection d'un président de L'Europe», concept qui n'est qu'une vue de l'esprit marqué par le sceau funeste de la sottise et de l'évanescence pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de peuple européen donc pas de démocratie européenne.

Le traité de Lisbonne interdit toute forme de protectionnisme, le traité de Lisbonne délègue un peu plus de notre souveraineté à une institution technocratique, le traité de Lisbonne institutionnalise les théories économique et politique anglaises, en résumé le traité de Lisbonne entérine la réédition de la France et la fin de la politique de grandeur.

Mais le plus grave, le plus scandaleux, c'est que ce débat a déjà été tranché grâce au référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005. Et voilà que nos chers élites outrés de s'apercevoir qu'il existe encore une démocratie, font voter ce texte qui est le même que celui que nous avons refusé par un parlement pressé d'en finir avec la démocratie.

Cependant l'espoir demeure. La résistance perdure dans certains pays d'Europe. Une fois n'est pas coutume, notre salue pourrait venir d'Angleterre où la situation politique est pour le moins instable. Monsieur Brown premier ministre, extrêmement impopulaire, confronté au scandale des notes de frais, affaibli par la crise du modèle Anglais et déstabilisé par la fronde de sa majorité pourrait ne pas passer l'hiver. Pour tout dire il est en sursis. Or l'homme politique qui a toute les chances de lui succéder si des élections anticipés ont lieu, le très populaire leader des Tories David Cameron a promis qu'il ne signerait pas le traité de Lisbonne. Il ne reste donc qu'à espérer que le président Tchèque et le président Polonais maintiendront leur refus de ratifier le traité de Lisbonne jusqu'à la chute du gouvernement travailliste. D'autre part les dirigeants européens ont décidé de faire revoter l'Irlande, confirmant ainsi le mépris phénoménale de nos dirigeants. La victoire du oui en Irlande est moins acquise qu'on ne le dit dans nos médias, une fois de plus le peuple irlandais aura entre ses mains l'avenir de 400 millions d'européens.

Cette probable défaite du traité de Lisbonne serait un message fort envoyé aux patriotes. Ce serait pour tout dire l'occasion historique de réunir tout les Français de bonnes fois qui pensent qu'il doit perdurer un état, une autorité de l'état, une «res publica» et qui ne veulent pas voir la France disparaître.
Cette union des patriotes qui surgira de la défaite des antinationaux devra prouver que l'Europe n'est ni une fatalité, ni un avenir et ni une réalité. Elle devra prouver que la France n'a nullement besoin d'Europe pour exister, elle doit juste affirmer avec force sa puissance, son indépendance et sa grandeur. Elle devra prouver que notre vieux pays celtique est et restera insoumis du fait de ce qu'elle est.

Aujourd'hui il n'y a pas de raison de céder au désespoir. Derrière chaque réalité il y a une vérité qui est de toute façon triomphante un jour ou l'autre. Si nous épousons le combat pour la France alors nous ferons ressurgir cette vérité et verrons la France rimer de nouveau avec espérance.