29.11.2009

L'impossible dépassant des états

Tout aura pourtant été mis en oeuvre. D'une propagande presque Stalinienne proclamant la France passée au cynisme implacable de l'économie de marché, de l'assujettissement au «nouvel ordre européen» au perpétuel dénigrement de soi, tout ce que la bien pensance avait de force vive et de matière théorique a été mis à contribution, sans jamais obtenir de réels succès.

Car même si la France est aujourd'hui provisoirement endormie, elle a tenu bon. Le peuple Français reste viscéralement attaché à sa civilisation et à ses valeurs millénaires. Le peuple Français reste attaché aux figures historiques qui ont fait la France et inlassablement lutté contre le renoncement.

L'anti-france, le parti de l'étranger, le pays légal, l'oligarchie mondialiste, tous ont subi un échec retentissent dont l'apothéose fut biens sur le 29 mai 2005, quand dans un mythique acte de résistance comparable a l'appel du 18 juin ou à la levée du siège d'Orléans, le peuple de France clama haut et fort que l'histoire devait continuer et la mythologie perdurer.

Mais le parti de l'étranger n'a pas pour autant rendu les armes et son obstination à faire de la France une clocharde a finalement abouti au funeste traité de Lisbonne. Traité certes désastreux pour la liberté du pays et l'Europe mais qui n'a en rien changé la profondeur et la nature des choses, l'Europe restant ce qu'elle est un ectoplasme théorique et irrationnel et la France une entité métaphysique qui n'a guère cessé d'expliquer le monde.

Le cadre national reste heureusement indépassable, trois exemples dans l'actualité illustrent à merveille cette réalité.

L'échec annoncé du sommet de Copenhague

Le très contesté réchauffement climatique est censé mettre un therme à l'aventure humaine. On nous assène qu'il nous appartient désormais de «sauver la planète». En science, je suis un parfait inculte, je ne remettrais donc pas en cause cette idée communément admise. Il est cependant frappant de voir que malgré la prétendue importance des enjeux, il est impossible de parvenir à un quelconque accord. Il est impossible de parvenir à un accord car nul volonté ne peut habiter ce genre d'initiative. Elles sont irrationnels car détachés de la réalité de l'histoire. Je prends le paris, ici, que aucun compromis sérieux ne sera trouvé à l'issu de ce sommet. La paix mondial ne peut reposer que sur des nations libres et souveraines défendant leurs intérêts et celles de leur concitoyen, ce sommet ne tient pas compte de cette réalité en se parant de bons sentiments dérisoires sera un échec retentissent et sans doute lourd de conséquence.

L'impossible régulation financière internationale

On nous avait annoncé il n'y a même pas un an, au sommet de Londres, «G20», la fin du laissez faire, un historique changement de cap et l'arrivée d'une tant attendue régulation financière internationale. Le monde était sauvé nous disait on car il allait marcher comme un seul homme et se tenir écarté du nationalisme, du protectionnisme et de tant d'ignominie qui rappelait l'horreur de la guerre. Le brillant économiste Jacques Attali allait même jusqu'à rêver de l'avènement imminent d'un «gouvernement mondial».

Festival d'ineptie, de contre vérité et de fantasmes inavoués, ce sommet fut tout un spectacle. De grâce tout cela était et demeure faux. Aucune régulation n'a été mis en place, les politiques de relances ont été au mieux inefficaces, au pire et sens au doute au plus probable, dangereuses et lourdes de conséquences. Rien de sérieux n'a été fait pour la simple et bonne raison que dés le départ le raisonnement était faux. La mondialisation néo-libéral était la première responsable de cette crise et on a choisi de «renforcer la coopération internationale» plutôt que de revenir aux frontières et aux états. Aucune volonté ne peut prendre vie dans ce genre d'initiative condamné à demeurer exclusivement utopique et évanescente.

Les choux de Bruxelles

Le spectacle fut navrant, il y a quelques semaines, une bande de dirigeants qui ne dirigent plus rien, de responsables d'avantages irresponsables se sont réunis pour nommer deux inconnus, dépourvus de charismes et inaptes à incarner quoi que soit. Le premier, dirigeant d'un pays qui n'en est pas un, nommé à la tête d'une union qui n'en est pas une et la deuxième citoyenne du pays le plus soumis au grand large en Europe, censé incarner la voix d'une Europe forte et indépendante. C'est là le bout de la logique européenne, berner les peuples avec des velléités d'impédance et destin commun pour mieux les vendre au grand large. Si aucune personnalité n'a réussi à emmarger c'est bien parce que l'Europe reste une vue de l'esprit que personne ne peut incarner et qu'aucune inspiration ne peut habiter. Plutôt que d'en espérer quoi que soit, nous serions bien inspirés de revenir à nos fondamentaux, ceux qui dictent à la France d'être indépendante et de conserver sa capacité à être une des premières, si ce n'est la première, puissance mondial. La France ne peut être la France sans grandeur disait un certain général, prophétie devenue aujourd'hui réalité, la France n'est plus la France, elle ne pourra le redevenir sans le pouvoir du miracle et la force du glaive.

02.11.2009

Identité national 1/3 : Les origines de la crise identitaire

Alors que notre pays se fracture en silence, alors que notre nation est chaque jour violement mise à mal, alors que les piliers qui faisaient jadis la force de notre état s'effondrent les uns après les autres, il était plus que temps d'ouvrir ce grand et salutaire débat sur le sujet central de notre siècle, la mère de toute nos batailles, la première de nos querelles, notre belle nation, la France.

L'alliance funeste de l'idéologie pseudo humaniste et de l'économie de marché la plus rude est parvenue aujourd'hui à établir un monde uniformisé, dangereux, absurde et sans saveur. L'idéologie tentait de faire de la nation une entité marqué par le fascisme, le replis sur soi et la xenophobie qui devait le plus vite possible disparaître. Le doux marché voulait profiter de cette nouvelle conformisation de la pensée pour abolir nos frontières et faire du monde un marché uniforme et sans barrières.

Cette idéologie s'est exprimée sous différends aspects.

Mépris du peuple d'une part, ce peuple présenté comme  beauf, de sale, raciste dont quiconque tendrait à s'en réclamer serait un affreux poujadisme nostalgique du troisième reich.

D'autres parts, le concept de nation, de nationalité, de citoyenneté fut traîné dans la boue, salit, maudit par nos élites bien pensantes. La nation rappelait le nationalisme et le nationalisme rappelait l'horreur de la guerre , d'où l'urgence pour eux d'en finir avec ces entités nauséabondes pour livrer la france dans les fillets de la mondialisation et d'une "Europe fédéral" où nul volonté ne peut prendre vie.

D'autres parts l'abandon du modèle français d'assimilation au nom de la tolérance, de la lutte contre les discriminations et du droit à la différence... Erreur historique et lourde de conséquence sur laquelle il sera sans doute bien difficile de revenir. La république n'était plus une et indivisible mais un conglomérat d'identité et de communauté n'ayant aucune aspiration à vivre ensemble. Cet abandon du modèle français d'assimilation fut aggravé par une immigration massive et incontrôlé. Je suis un disciple de Jacques Bainville je crois que le droit du sol est une composante charnelle de l'identité Française. L'historien de l'action française commençait d'ailleurs son oeuvre ainsi : «le peuple français est un composé, c'est mieux qu'une race c'est une nation». A cette volonté de faire vivre des gens diverses ensemble dans l'unité, l'uniformité et l'idéal national devenu républicain, nous avons préféré un modèle d'intégration qui s'épuise à ravager la France. Nous n'avons pas fini de le regretter.

Enfin, dernière cause de notre crise identitaire (sans doute la cause majeur), la substitution de notre identité national à deux nouvelles ientités, regional et européene, deux identités qui dénués de sens. Au lieu d'unir un peuple autour d'une culture, d'une langue, d'un art de vivre, d'un modèle de société commun nous avons choisi de forcer des peuples à s'unir autour d'une lubie, la construction européenne. C'est à cet illusoire «peuple européen» que notre super classe économique a signifié la fin des nations souveraines et libres pour inventer une forme bien étrange de citoyenneté. Nos belles nations européennes, emprein de spiritualité et d'intemporalié ont été jeté entre le marteau et l'enclume, la région et L'Europe, la nouvelle macro-identité et de la vieille micro-identité.

Mais une question se pose alors d'elle même, pourquoi un tel carnage? Je pense que les raisons de ce massacre ne sont un mystère pour personne, elles sont économiques. L'abolition des frontières amènera l'avènement du doux marché. Le mal est déjà fait d'ailleurs. Il appartient désormais aux gens de bonne foie et de conviction de réagir, amré par l'energie du desespor.

 C'est à la suite du lancement de ce débat sur l'identité national, que j'ai décidé de me soumettre à cette exercice. Les questions identitaire me passionnent, elles sont je le pense central. Je poursuivrais mon analyse en donnant mon petit avis sur cette question charnelle et complexe  : «qu'est ce qu'être français». Je donnerais ma définition de l'identité national et je poursuivrais mon analyse sur les raisons de cette crise. Dans un autre article je tenterais de trouver des moyens de réaction à cette crise. Je compte sur vous pour alimenter ce débat.

Parallèlement je viens de lancer avec un ami ayant un coeur plutôt à gauche (ce qui est vous allez me dire la norme pour un être humain) un blog consacré à l'étude de l'histoire. J'écrirais probablement sur la fondation de la France au fil des siècles, ce qui complétera certainement mon analyse.

 

Mon nouveau Blog d'histoire : http://loccidentatraverslesages.hautetfort.com/

10.10.2009

Terminons la révolution française

      Ce petit pays celtique marqué par mille ans de lutte et de résistance vient donc de céder aux forces oligarchiques et semble il surnaturel. Comme je l'annonçais ici il y a quelque mois le chantage, la mesquinerie, les petits intérêts et toute ces choses dont Monnet et Schuman se seraient bien sur régalés en leur temps, l'ont donc emporté sur la démocratie et la volonté du suffrage universel.

      Cette nation pourtant robuste a failli et s'est fit berner par une force étrangère prétendument bienveillante. Il en va désormais de la volonté du peuple irlandais de mesurer l'étendue de sa faute et de rompre cet engagement servile pour reconquérir son indépendance . Mais qu'importe, car ce n'est pas l'Irlande qui nous intéresse mais la France dont le destin dépendait du choix d'un peuple étranger, et moi qui avait encore la faiblesse de penser que nous avions atteint le paroxysme de l'absurdité.. Ce vendredi noir consacra le mépris du suffrage universel et de la voie des peuples qui par trois fois ont clamé leurs volontés d'indépendance nationales.

      Cela ne semble en rien troubler toute ces oligarchies, ces bureaucraties, ces cleptocraties qui n'ont de cesse d'ôter au peuple son droit le plus élémentaire celui de décider de son devenir et du sens qu'il entend donner à son aventure national, en un mot à disposer de lui même. Sans cesse la démocratie est bafoué, méprisé, violé par cette classe dirigeante qui sous couvert d'engagement européen en peau de lapin livrent les patries du continent à l'empire et à la décadence qui caractérise tout système vénérant l'argent comme valeur absolue et objectif ultime.

      Il faut montrer à ceux qui pensent pouvoir réduire en cendre des millénaires d'histoire en 50 année «de construction européenne» la réalité française, celle d'un pays qui ne cessera jamais de se battre pour dépendre l'autorité de son état, son bien commun, sa souveraineté, sa res publica.

Il faut que la démocratie redevienne le fait de l'émanation populaire et non plus le fait de tripatouillages d'émanation bullocratique

Il faut leur signifier que le pouvoir est entre les seuls mains du peuple et il faut le leur montrer avec la force des armes. Il faut reconquérir notre souveraineté et notre état de droit, il faut faire la guerre à Bruxelles, il faut pendre ces fumiers haut et court et alors nous redeviendrons une nation libre

     Cette affaire n'est plus celle du traité de Lisbonne, c'est une question beaucoup plus charnelle et concrète que ces vulgaires bout de papier qu'il nous sera bien aisé de déchirer et de bruler une foie la reconquète achevé. Cette bataille historique qui est entrain de se jouer ne sera pas gagné grace à des manoeuvres ou à des magouilles (justifié en l'occurence) car même si le président tchèque tient bon et même si le peuple birtannique rejete ce traité, cela n'atteindra en rien la volonté funneste de ces nouveaux déspotes. Cette querelle est une lutte historique qui décidera du sort de la France, c'est un combat épique pour la civilisation, la patrie et le droit. Nous ne devon  pas laisser périr la France, cette nation millénaire mais helas mortel. La révolution française n'est pas terminé.

04.07.2009

La bataille contre le traité de Lisbonne n'est pas terminé

2008-07-27T072745Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-UNION-TRAITE-IRLANDE-20080727.jpgQu'est ce que le traité de Lisbonne ?
Un édit consacrant la disparation progressive du cadre étatique de l'identité national.
Un acte de décès, concrétisant la mort de la souveraineté de la France ainsi que de notre démocratie qui en est indissociable.
Un décret livrant notre armée et de fait l'indépendance de la nation à la tutelle du grand large et à ceux qui se battent aveuglément sous sa bannière étoilé.
Une résolution martelant en dépit de l'état actuel du monde, que le libre échangisme dérégulé, la mondialisation anglo-saxone, l'impuissance total de l'état sur l'économie, en bref le libéralisme, demeure la seul politique possible et imaginable pour l'Europe.
Une convention prévoyant «l'élection d'un président de L'Europe», concept qui n'est qu'une vue de l'esprit marqué par le sceau funeste de la sottise et de l'évanescence pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de peuple européen donc pas de démocratie européenne.

Le traité de Lisbonne interdit toute forme de protectionnisme, le traité de Lisbonne délègue un peu plus de notre souveraineté à une institution technocratique, le traité de Lisbonne institutionnalise les théories économique et politique anglaises, en résumé le traité de Lisbonne entérine la réédition de la France et la fin de la politique de grandeur.

Mais le plus grave, le plus scandaleux, c'est que ce débat a déjà été tranché grâce au référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005. Et voilà que nos chers élites outrés de s'apercevoir qu'il existe encore une démocratie, font voter ce texte qui est le même que celui que nous avons refusé par un parlement pressé d'en finir avec la démocratie.

Cependant l'espoir demeure. La résistance perdure dans certains pays d'Europe. Une fois n'est pas coutume, notre salue pourrait venir d'Angleterre où la situation politique est pour le moins instable. Monsieur Brown premier ministre, extrêmement impopulaire, confronté au scandale des notes de frais, affaibli par la crise du modèle Anglais et déstabilisé par la fronde de sa majorité pourrait ne pas passer l'hiver. Pour tout dire il est en sursis. Or l'homme politique qui a toute les chances de lui succéder si des élections anticipés ont lieu, le très populaire leader des Tories David Cameron a promis qu'il ne signerait pas le traité de Lisbonne. Il ne reste donc qu'à espérer que le président Tchèque et le président Polonais maintiendront leur refus de ratifier le traité de Lisbonne jusqu'à la chute du gouvernement travailliste. D'autre part les dirigeants européens ont décidé de faire revoter l'Irlande, confirmant ainsi le mépris phénoménale de nos dirigeants. La victoire du oui en Irlande est moins acquise qu'on ne le dit dans nos médias, une fois de plus le peuple irlandais aura entre ses mains l'avenir de 400 millions d'européens.

Cette probable défaite du traité de Lisbonne serait un message fort envoyé aux patriotes. Ce serait pour tout dire l'occasion historique de réunir tout les Français de bonnes fois qui pensent qu'il doit perdurer un état, une autorité de l'état, une «res publica» et qui ne veulent pas voir la France disparaître.
Cette union des patriotes qui surgira de la défaite des antinationaux devra prouver que l'Europe n'est ni une fatalité, ni un avenir et ni une réalité. Elle devra prouver que la France n'a nullement besoin d'Europe pour exister, elle doit juste affirmer avec force sa puissance, son indépendance et sa grandeur. Elle devra prouver que notre vieux pays celtique est et restera insoumis du fait de ce qu'elle est.

Aujourd'hui il n'y a pas de raison de céder au désespoir. Derrière chaque réalité il y a une vérité qui est de toute façon triomphante un jour ou l'autre. Si nous épousons le combat pour la France alors nous ferons ressurgir cette vérité et verrons la France rimer de nouveau avec espérance.

22.06.2009

Quel avenir pour Europe Écologie ?

36573_cohn-bendit-image.jpg Ce simulacre de démocratie que l'on appelle « élections européennes. » a permis à l'alliance de la carpe et de lapin qui portait le nom d'Europe Écologie de remporter une énorme victoire. Mais Daniel Cohn Bendit parviendra-t-il à transformer son dimanche festif en grand soir?

 On peut légitimement en douter

Face à l'euphorie des médias avec leur nouvelle coqueluche Daniel Cohn Bendit il est plus qu'urgent de revenir à un semblant de rationalité. D'ailleurs parler d'euphorie n'est qu'un euphémisme tant certains médias paraissent nostalgique de l'oncle Joe et de son légendaire culte de la personnalité à la simple évocation de ce demi dieux qu'est Daniel Cohn Bendit.

Il est urgent de relativiser l'importance de ces élections. Les raisons de cette fantastique rué vers les cannes à pêche, dimanche pourraient être longuement débattu. Alors que le pays subit la dureté des temps et que l'angoisse et l'incertitude progresse dans chaque foyers la désignation d'un parlement aux pouvoirs mal défini paraît bien secondaire. Le magistral triomphe de l'abstention en est la preuve. En vérité les français se foutent ce ces éléctions car ils n'aiment pas l'europe. Elles seront donc vite oubliés et avec le score de Dany Cohn Bendit.

Il est urgent de relativiser le sucés de la liste Europe écologie. On peut affirmer sans trop s'aventurer que les écologistes ont fait le plein de leur voix malgré la faible mobilisation. Ceux qu'on appelle vulgairement «les bobos» ont été séduit par un thème consensuel qu'est l'écologie et par le pseudo rebelle qu'est Daniel Cohn Bendit. Il est vrai que lorsqu'on se dit de centre-gauche, qu'on ne veut pas voter PS parce c'est tous des nuls, que Bayrou nous énerve, ou que tout simplement on veut «se faire plaisir» eh bien on vote écolo. Il ne s'agit pas là d'un vote qui nous engage durablement.

Il est urgent de ne pas tirer de conclusion trop hâtive sur la portée de ces élections sur l'avenir du pays. En effet, des stars d'un jour et des morts provisoires les élections européennes ont fourni par légions. Souvenez vous des Weatcher, des Villiers, des Pasqua, des Simone Weil... à qui on a promis

des lendemains qui chantent, on voit bien ce qu'il en est aujourd'hui. Il en de même pour ceux que l'on a enterré à la suite de graves ratages : Sarkozy, Chirac, le Pen... Pas besoin donc d'être un grand historien pour voir que ces élections n'ont qu'un faible impact sur le paysage politique français. Voter aux élections européennes sert plus à se défouler qu'à exprimer des convictions et un engagement de toujours.

D'autre part comment les écologistes pourraient ils s'affirmer si ils n'ont ni partis, ni programme, ni de leader incontestable, ni organisation (nous parlons des verts), ni électorat stable, ni budget (ça compte aussi), ni d'élus, ni énormément de militants...

Il est évident qu'il n'y a pas d'autre leader possible pour Europe Écologie que Daniel Cohn Bendit (quoi josé bové président?). Mais celui ci ne veut pas concourir à la fonction régalienne de président de la république, semblant ignorer ainsi l'implacable logique présidentiel de la 5em république. Sans leader un parti ne peut espérer un seul instant s'ancrer dans le paysage politique français. En fuyant ses responsabilités ce digne héritier de Mai 68 risque de se heurter à la dureté de la réalité politique française.

 

Alors bien sur la vie politique française peut réserver des surprises.

Bien sûr le jeux reste très ouvert à gauche du fait de la situation du PS.

Bien sûr l'environnement est un thème porteur.

Bien sûr les têtes d'affiche de l'opposition sont affaiblis du fait des élections européennes.

Bien sûr les écologistes ont toujours été populaire.

Mais l'existence d'un vide dans l'espace politique ne suffira pas certainement pas au succès de l'écologie.

 

Ce nouveau mouvement politique sera très bientôt dans l'impasse.

Il symbolise à lui tout seul la mort de la politique en France.

Que dire d'un mouvement regroupant une juge et un taulard, un libéral atlantiste et un activiste altermondialiste,

Que dire d'un mouvement rassemblant les amoureux des animaux, un trio de sexagénaire refusant de grandir et un parti réduit à l'état de groupuscule sous respiration artificiel.

Que dire enfin d'un mouvement qui n'a d'autres ambitions que de faire parler de lui l'espace de six mois sans rien bâtir derrière.

Il y a fort à parier pour que cette histoire s'arrête aux régionales.

Premièrement parce que certains partis contestataire pourraient tirer les leçons de leurs erreurs.

Deuxièmement parce que les jeunes cadres verts auront certainement envi de faire carrière et d'être élu dans les conseils régionaux. Ce qui suppose une alliance avec les socialistes, ce dont ne veut pas tout ces associatifs sans qui Europe écologie n'aurait pas existé.

Et enfin troisièmement parce que Daniel Cohn Bendit retournera à Francfort et ses électeurs dans leurs partis respectif.

Pour conclure, je ne crois absolument pas à l'avenir de ce sympathique mouvement.

 

Je pense que les travers de nos amis écologistes referont très vite surface et que cette pétaudière disparaîtra aussi vite qu'elle est arrivée.

A moins que la politique ne soit vraiment que de la bouilli pour les chats, auquel cas il est urgent de chercher une nouvelle voie.