07.07.2009

Le coup d'emprunt permanent

cycles1-12.jpgEst ce miser sur l'avenir que d'alourdir le poids de la dette?

Est ce redresser l'économie que de creuser notre déficit déjà abyssale?

Est ce avoir une bonne perspective pour le pays que de préconiser la fuite en avant?

Est ce faire preuve de responsabilité en temps de crise que de malmener les finances de l'état dans le seul but de faire un «coup politique»?

La réponse est évidement non

Dans une intervention devant les parlementaires, intervention que je jugeais ici nécessaire, le président a donc privilégié l'effet d'annonce et l'idéologie du mouvement au détriment de réformes aussi indispensables que douloureuses. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, l'idéologie du mouvement. Ce comportement inédit qui consiste à faire tout pour cacher que l'on ne peut rien.

Quel responsable politique normalement constitué et disposant de toutes ses facultés intellectuelles, peut affirmer que pour redresser une économie essentiellement gangrenée par son déficit, il suffit d'un emprunt massif à taux d'intérêt élevé?

C'est pourtant bien ce raisonnement que l'on s'apprête à concrétiser.

Face à ce déluge d'ineptie, il est salutaire de rappeler, modestement, les différentes analyses de la crise.

Pour certains c'est le trop plein de liquidités qui a provoqué la banqueroute.

Pour d'autres c'est le libre échangisme et la mondialisation qui sont responsables de la crise.

Plusieurs économistes jugent que c'est une mauvaise régulation qui a laissé la finance et l'économie à la mode casino pourrir l'économie réel.

D'autres pensent que la dette accumulée par les états a provoqué la crise.

Pour d'autres enfin, c'est l'usage immodéré du crédit depuis Vingt ans qui a mis le monde dans cet état.

Je ne suis pas économiste mais je constate juste que les leçons de la crise n'ont guère été tiré.

Mais que fait on depuis des mois en dépit de ces réalités?

On annonce à grand cris des politiques de relance en monnaie de singe

On renforce la «coopération entre les états» et on déclare solennellement que le protectionnisme est aussi dangereux que la seconde guerre mondiale

On met la régulation entre les mains de ceux qui n'ont rien vu venir et qui ont venté durant des années le modèle néo-libéral

On creuse les déficits des états déjà colossaux avec des plans de relances extrêmement coûteux

Et on relance le crédit, grâce à des primes à la casse et autres gadgets tout en incitant les chinois à s'endetter aussi.

Tout cela est affligeant. Affligeant de voir la bêtise de nos économistes qui ne sont pas en mesure de penser différaient tant leurs esprits sont formatés. Affligeant de voir que le recours à l'emprunt et à l'impôt deviennent quasiment pavloviens. Affligeant de voir que la seule façon qu'ils ont trouvé pour nous détourner de ces choses essentielles et la nomination d'un Frédéric Mitterand dont le patronyme suffit à monopoliser l'attention.

L'état n'est plus qu'un tiroir caisse qui en est réduit à sans cesse distribuer de la fausse argent qu'il n'a pas.

L'urgence aurait été de sauver le modèle social français de la dette, car c'est notre chance unique de peser à nouveau sur la marche du monde. Aujourd'hui avec la crise le libéralisme est discrédité, ainsi les journaux du monde entier envient notre modèle social, ce qui nous donne naturellement une responsabilité de premier plan dans la reconstruction du monde. Et c'est à cet instant crucial que notre pays est gouverné par un homme méprisable et pittoresque, qui il faut le rappeler se proposait de remplacer monsieur Blair au poste qu'il avait fidèlement occuper de caniche de l'empire, au même moment où celui ci s'apprête à mourir tel Icare ayant approché de trop prés le soleil.

Notre président n'entrera jamais dans l'histoire, celle ci sait d'ailleurs se venger de ceux qui l'ignore tout en pensant la maîtriser. Il n'a rien compris à la France, il ne l'est pas, ne la connait pas, il ne la parle même pas.

Nous aurions eu besoin, en ces temps cruciaux, d'un visionnaire, à la fois lettré et stratège, au lieu de cela nous avons un inculte qui se prend pour une providence.

Pour conclure je pense que cette crise n'est qu'un bref aperçu de ce qui va se passer dans un futur de plus en plus proche. L'état injecte de la monnaie de singe qui provoquera assurément une crise monétaire ce qui entrennera l'effondrement du dollars , puis ce sera l'euro qui en dépend, nous aurons, de fait une inflations à deux chiffres et nous pourrons alors parler de troisième guerre mondiale.

04.07.2009

suite

Mon prochain article protera sur le grand emprunt national annoncé par Nicolas Sarkozy.

Je m'éscuse de n'avoir pu écrire baucoup cette dernière semaine. Maitnenant que je suis en vacances je compte reprendre un rythme d'écriture de au moins 4 ou 5 articles par semaine.

A bientot

La bataille contre le traité de Lisbonne n'est pas terminé

2008-07-27T072745Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-UNION-TRAITE-IRLANDE-20080727.jpgQu'est ce que le traité de Lisbonne ?
Un édit consacrant la disparation progressive du cadre étatique de l'identité national.
Un acte de décès, concrétisant la mort de la souveraineté de la France ainsi que de notre démocratie qui en est indissociable.
Un décret livrant notre armée et de fait l'indépendance de la nation à la tutelle du grand large et à ceux qui se battent aveuglément sous sa bannière étoilé.
Une résolution martelant en dépit de l'état actuel du monde, que le libre échangisme dérégulé, la mondialisation anglo-saxone, l'impuissance total de l'état sur l'économie, en bref le libéralisme, demeure la seul politique possible et imaginable pour l'Europe.
Une convention prévoyant «l'élection d'un président de L'Europe», concept qui n'est qu'une vue de l'esprit marqué par le sceau funeste de la sottise et de l'évanescence pour la simple et bonne raison qu'il n'y a pas de peuple européen donc pas de démocratie européenne.

Le traité de Lisbonne interdit toute forme de protectionnisme, le traité de Lisbonne délègue un peu plus de notre souveraineté à une institution technocratique, le traité de Lisbonne institutionnalise les théories économique et politique anglaises, en résumé le traité de Lisbonne entérine la réédition de la France et la fin de la politique de grandeur.

Mais le plus grave, le plus scandaleux, c'est que ce débat a déjà été tranché grâce au référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005. Et voilà que nos chers élites outrés de s'apercevoir qu'il existe encore une démocratie, font voter ce texte qui est le même que celui que nous avons refusé par un parlement pressé d'en finir avec la démocratie.

Cependant l'espoir demeure. La résistance perdure dans certains pays d'Europe. Une fois n'est pas coutume, notre salue pourrait venir d'Angleterre où la situation politique est pour le moins instable. Monsieur Brown premier ministre, extrêmement impopulaire, confronté au scandale des notes de frais, affaibli par la crise du modèle Anglais et déstabilisé par la fronde de sa majorité pourrait ne pas passer l'hiver. Pour tout dire il est en sursis. Or l'homme politique qui a toute les chances de lui succéder si des élections anticipés ont lieu, le très populaire leader des Tories David Cameron a promis qu'il ne signerait pas le traité de Lisbonne. Il ne reste donc qu'à espérer que le président Tchèque et le président Polonais maintiendront leur refus de ratifier le traité de Lisbonne jusqu'à la chute du gouvernement travailliste. D'autre part les dirigeants européens ont décidé de faire revoter l'Irlande, confirmant ainsi le mépris phénoménale de nos dirigeants. La victoire du oui en Irlande est moins acquise qu'on ne le dit dans nos médias, une fois de plus le peuple irlandais aura entre ses mains l'avenir de 400 millions d'européens.

Cette probable défaite du traité de Lisbonne serait un message fort envoyé aux patriotes. Ce serait pour tout dire l'occasion historique de réunir tout les Français de bonnes fois qui pensent qu'il doit perdurer un état, une autorité de l'état, une «res publica» et qui ne veulent pas voir la France disparaître.
Cette union des patriotes qui surgira de la défaite des antinationaux devra prouver que l'Europe n'est ni une fatalité, ni un avenir et ni une réalité. Elle devra prouver que la France n'a nullement besoin d'Europe pour exister, elle doit juste affirmer avec force sa puissance, son indépendance et sa grandeur. Elle devra prouver que notre vieux pays celtique est et restera insoumis du fait de ce qu'elle est.

Aujourd'hui il n'y a pas de raison de céder au désespoir. Derrière chaque réalité il y a une vérité qui est de toute façon triomphante un jour ou l'autre. Si nous épousons le combat pour la France alors nous ferons ressurgir cette vérité et verrons la France rimer de nouveau avec espérance.