24.10.2009
Que reste-t-il de l'état de droit ?
L'automne 2009 marquera pour longtemps les esprits. Il aura en à peine un mois vu notre droit bafoué, notre morale d'état violé et notre vieille nation colbertiste devenue une république bananière. Trois affaires résument à elles seules cet automne puant qui restera dans l'histoire comme un affrontement entre deux conceptions de la politique radicalement opposés. Il marquera aussi parallèlement à l'incroyable déchaînement de merde auquel nous venons d'assister , un salutaire retour de la vraie morale dans le débat publique.
L'affaire Clearstream ou le mépris du droit
Que reproche-t-on au fond à monsieur de Villepin? D'avoir mené une enquête sur des listings qui se sont avérés par la suite être faux. Rien de plus. Que pouvait il faire? Prendre le risque de laisser filer une telle affaire? Il ignorait totalement la manipulation de ces listings. Quiconque a put étudier sérieusement et de façon objective le dossier Clearstream (ce n'est pas mon cas bien sur) peut témoigner que Dominique de Villepin n'a absolument rien à se reprocher. D'autres parts l'inconsolable victime de cette affaire était en tant que ministre de l'intérieur nécessairement au courant.
Une fois de plus notre président a encore été trahi par sa nature profondément abject en qualifiant de coupables celui qu'il voulait il y a peu «pendre à un croc de boucher», pour reprendre sa funeste référence historique. Il a ainsi démontré que oui cette affaire est une affaire d'envergure, oui cette affaire est une affaire d'état mais que non la victime de cette affaire n'est pas Nicolas Sarkozy, la victime est de toute évidence Dominique de Villepin.
Pour laver la morale d'état, Mitterand doit partir
Dans un livre remarquablement écrit, Frederic Mitterand a fait le choix de nous livrer ses états d'âmes quand à sa vie pour le moins singulière. Soit, c'est son choix, il aurait du en assumer les conséquences et refuser de prendre la tête du ministere de la culture. Dans chaque état il y a une morale, un code éthique, une dignité, une exigence de respect vis a vis des nations étrangères, et c'est au nom des ces principes fondamentales que jamais Nicolas Sarkozy n'aurait du nommer cet amateur de jeunes thaïlandais revendiqué à la tête de la rue Valois.
Ce livre est empreint de pédophilie, pas une page n'est marquée par une de ses saillies déguellases, ces gosses qui n'aiment pas les hommes mais qui tournent autour d'hôtels, ces jeunes garçons et même son fils dont il dit ne pas avoir choisi le sexe par hasard.. c'est cette description insupportable de sa réalité puante qui habite chaque page du livre. Quand à l'argument qui dénonce l'amalgame entre homosexualité et pédophilie, je le trouve honteux, non content d'avoir violé la morale d'état monsieur Mitterand s'en prend maintenant au concept même de république en utilisant des arguments ouvertement communautariste. Frederic Mitterand a décidément toute sa place dans ce gouvernement.
Même si son combat n'est pas le mien, il faut être reconnaissant envers Marine le Pen d'avoir su avec talent lancer cette salutaire polémique qui est je le crois loin d'être close.
République bananiere ?
Avant, du temps du général de gaulle, les premiers critères d'attribution des postes étaient la compétence, la qualification, l'expérience... Aujourd'hui il n'en est plus rien. Seuls comptent le piston et le fait d'attirer ou non la lumière. Le cas du prince Jean est emblématique. En plus d'avoir été un des heureux bénéficiaires du népotisme il est de toute évidence doué pour la communication.
Inutile de revenir d'avantage sur ce scandale désormais clos, je me permettrais juste une observation. L'alliance du népotisme et de la transparence, cela s'appelle l'absolutisme. Le fait qu'on ait pu envisager un seul instant de nommer un bac+1 à la tête du plus grand centre d'affaire d'Europe en dit long, très long sur l'évolution de nos moeurs politiques.
Je ne peux pas croire que ces trois affaires correspondent à des erreurs de communication, de «timing». Je me demande si elles n'obéissent pas à un plan méthodique et apparemment très organisé de destruction de l'état de ses institutions. La justice a été une fois de plus sévèrement attaqué, la morale d'état, il n'en reste plus rien, sans parler bongoisation du pouvoir. Réfléchissons cinq minutes : plus d'état, plus de frontières, plus de frontières, plus d'obstacle au marché... Il apparaît comme évident que derrière ces trois scandales il y a la main de l'argent et du néoliberalisme. Nous ne sommes décidément pas tiré d'affaires.
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10.10.2009
Terminons la révolution française
Ce petit pays celtique marqué par mille ans de lutte et de résistance vient donc de céder aux forces oligarchiques et semble il surnaturel. Comme je l'annonçais ici il y a quelque mois le chantage, la mesquinerie, les petits intérêts et toute ces choses dont Monnet et Schuman se seraient bien sur régalés en leur temps, l'ont donc emporté sur la démocratie et la volonté du suffrage universel.
Cette nation pourtant robuste a failli et s'est fit berner par une force étrangère prétendument bienveillante. Il en va désormais de la volonté du peuple irlandais de mesurer l'étendue de sa faute et de rompre cet engagement servile pour reconquérir son indépendance . Mais qu'importe, car ce n'est pas l'Irlande qui nous intéresse mais la France dont le destin dépendait du choix d'un peuple étranger, et moi qui avait encore la faiblesse de penser que nous avions atteint le paroxysme de l'absurdité.. Ce vendredi noir consacra le mépris du suffrage universel et de la voie des peuples qui par trois fois ont clamé leurs volontés d'indépendance nationales.
Cela ne semble en rien troubler toute ces oligarchies, ces bureaucraties, ces cleptocraties qui n'ont de cesse d'ôter au peuple son droit le plus élémentaire celui de décider de son devenir et du sens qu'il entend donner à son aventure national, en un mot à disposer de lui même. Sans cesse la démocratie est bafoué, méprisé, violé par cette classe dirigeante qui sous couvert d'engagement européen en peau de lapin livrent les patries du continent à l'empire et à la décadence qui caractérise tout système vénérant l'argent comme valeur absolue et objectif ultime.
Il faut montrer à ceux qui pensent pouvoir réduire en cendre des millénaires d'histoire en 50 année «de construction européenne» la réalité française, celle d'un pays qui ne cessera jamais de se battre pour dépendre l'autorité de son état, son bien commun, sa souveraineté, sa res publica.
Il faut que la démocratie redevienne le fait de l'émanation populaire et non plus le fait de tripatouillages d'émanation bullocratique
Il faut leur signifier que le pouvoir est entre les seuls mains du peuple et il faut le leur montrer avec la force des armes. Il faut reconquérir notre souveraineté et notre état de droit, il faut faire la guerre à Bruxelles, il faut pendre ces fumiers haut et court et alors nous redeviendrons une nation libre
Cette affaire n'est plus celle du traité de Lisbonne, c'est une question beaucoup plus charnelle et concrète que ces vulgaires bout de papier qu'il nous sera bien aisé de déchirer et de bruler une foie la reconquète achevé. Cette bataille historique qui est entrain de se jouer ne sera pas gagné grace à des manoeuvres ou à des magouilles (justifié en l'occurence) car même si le président tchèque tient bon et même si le peuple birtannique rejete ce traité, cela n'atteindra en rien la volonté funneste de ces nouveaux déspotes. Cette querelle est une lutte historique qui décidera du sort de la France, c'est un combat épique pour la civilisation, la patrie et le droit. Nous ne devon pas laisser périr la France, cette nation millénaire mais helas mortel. La révolution française n'est pas terminé.
01:05 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : europe, france, lisbonne, démocratie, souverainé, revolution


