12.07.2009

Vive le populisme

 Être populiste c'est croire en un état fort, démocratique et souverain.

Être populiste c'est penser qu'il n'y ait de démocratie sans un contact direct entre le pouvoir et le peuple.

Être populiste c'est penser que la nation ne peut s'affirmer que grâce à la force et la volonté d'un homme fort.

Être populiste c'est ne pas imaginer la politique autrement que dans un cadre étatique dans lequel le peuple serait souverain et libre.

Être populiste c'est prendre le peuple tel qu'il est et non tel qu'il devrait être, accepter et épouser ce qu'il y a de magnifique et de fascinant en lui mais aussi ce qu'il y a de plus laid et nauséabond. Le peuple est un tout.

Être populiste c'est combattre sans cesse l'idée que la vérité soit entre les mains des puissants, être populiste c'est au contraire avoir la conviction profonde que la vérité est connue de ceux qui sont et qui vivent la réalité d'un pays.

 Le populisme est un combat, un engagement passionnée, un combat acharné pour parvenir à, comme disait Maurras, faire triompher le pays réel.

C'est un combat millénaire, de chaque instant qui illustre le réel clivage qui oppose ceux qui défendent le peuple et donc la nation et ceux qui récusent ces entités.

Aujourd'hui le populisme est devenu un gros mot, une injure, une caricature.

Il y eut un temps où les populistes en France défendait le peuple et la nation tel qu'ils se présentaient à elle.

Il y eut un temps où les populistes ne moquait pas ce peuple de beauf raciste, sexiste, laid et sale appartenant à ce pays de collabos.

Il y eut un temps où les populistes n'était pas à la recherche d'un peuple de substitution pour remplacer ces français peu enclin à refaire la révolution.

Il y eut un temps où ces populistes que l'on appelait la gauche connaissait les réalités pour les vivre et comprenait ainsi les aspirations des Français.

Ces temps sont hélas révolu, ceux qui se réclamaient jadis du peuple le méprise, se foutent éperdument de ses aspirations et défont tout ce qui a fait sa fierté, son identité. N'est ce pas là, un signe de déviance de notre temps?

La gauche a cessé d'être le jour où elle a cessé d'être populiste. La gauche de Jean Jaurres avait au coeur de défendre ce peuple de gaulois et cette nation de patriotes, au sesn révolutionnaire du therme. La gauche de monsieur Jospin, de monsieur delanoë, de monsieur Dray n'a de cesse de rayer cet état raciste et ce peuple d'idiots finis.

C'est parce que cette gauche a renoncé à défendre la France, la république et donc l'uniformité et donc l'assimilation qu'elle ne représente plus d'espoir pour personne.

Elle a abandonné tout ce qui faisait son identité au nom de l'antiracisme, du droit à la différence ou d'une certaine interprétation de la tolérance.


Cependant tout n'est pas perdu. Malgré cette réalité qui est terrible, il subsiste un espoir. Il suffit de voir, d'écouter et d'observer cette magnifique prise de conciansse y compris dans notre classe dirigeante. Il suffit d'étendre monsieur Vals parler d'insécurité et d'immigration, il suffit de voir se créer cette commission d'enquête sur le voile entier, il d'écouter les accents gaulliens et populistes de monsieur Bayrou.

L'espoir subsiste en dépit de tout. Ce n'est d'ailleurs pas une surprise.

De tout temps des hommes et des femmes de bonne volonté qui croyaient en l'état et en la res publica se sont ligués pour ne pas voir la France disparaître. Le peuple Français dont c'est la grandeur d'être rebelle à la contrainte ne laissera pas son pays devenir un terrain vague entre l'atlantique et le Rhin.

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